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Exposition rétrospective
RNST
HAUTE TENSION

Du 4 au 29 novembre 2026
Entrée libre
Dans le cadre du festival Bebop, le centre dʼartFIAA en collaboration avec Zac&Co accueil l'exposition rétrospective HAUTE TENSION du street artiste RNST du 4 novembre au 29novembre 2026.Lʼexposition revient sur plus de 15 ans de travaux qui traversent lʼunivers de lʼartiste avec plus de 80 sérigraphies, des toiles et des pièces uniques collector, soit dix ans de rue et d'atelier réunis.
Vernissage le mercredi 4 novembre + DJ set par TIAN
Performance sur le festival Bebop les 6 et 7 novembre Infos bebop-festival.com

IL y a bientôt dix ans, la façade de la Maison Bebop se recouvrait du Gamin aux bandeaux sur les yeux, l'une des pièces marquantes de ce street artiste dijonnais, pochoiriste et sérigraphe, actif dans la rue depuis le milieu des années 1990 — l'occasion pour nous de vous proposer, avec l'aide du FIAA et de Zac&Co, cet artiste hors normes.
La clandestinité n'est pas un décor chez RNST, elle est son point de départ : un art né dans le rapport de force avec l'autorité, issu de ces courants en marge et de cultures alternatives portées par l'éthique du do it yourself. Le propos est frontal, en prise directe avec l'actualité.

Waiting for the rain, Sérigraphie, 50x70 cm, 2025

Ther's a demon inside, affiche sérigraphie, 50x70 cm, 2025

Humanity disaster, Technique mixte sur toile, 130x97cm, 2026
Le geste de fond consiste à retourner contre l'autorité les codes visuels qu'elle emploie elle-même, dans une répétition qui, une fois investie dans l'espace public, s'apparente moins à la décoration qu'à une reprise de parole organisée.
Rien d'improvisé pourtant : le geste est pensé et travaillé en atelier avant d'aller vivre dehors — affiches encollées de nuit, message propagé en plusieurs points de la ville comme un tract agrandi.
Mais RNST ne serait qu'un pamphlétaire sans l'irruption récurrente de l'enfance : un médium pour raconter, avec des mots d'adulte, des histoires dures sans céder au discours brut. Un enfant sous un parapluie tentant de se protéger du monde — l'image désarme le spectateur et ouvre une brèche affective par laquelle passe la charge critique. Jusque dans la matière — couleurs patinées, supports de récupération — tout semble
volontairement fragilisé. Provocation et romantisme restent les deux constantes de ce travail : le mural comme trace qui consent d'avance à l'érosion, non comme monument.
Plus jamais sage. Même pas cap. RNST aime la bagarre — et ça se voit sur chaque toile. C'est justement tout cet univers que la rétrospective HAUTE TENSIONS propose de traverser : plus de 80 sérigraphies, des toiles et des pièces uniques collector, soit dix ans de rue et d'atelier réunis dans une seule exposition.