CÉRAMIQUES

Du 24 juin au 23 octobre 2022

Le Musée de la Faïence et de la Céramique de Malicorne sur Sarthe et le Centre d’art FIAA se réunissent autour d’une exposition thématique : les céramiques. Cette exposition est l’occasion d’aborder le caractère historique et technique du travail de la terre à Malicorne sur Sarthe, berceau de la céramique depuis le milieu du 18e siècle, et montrer que cette matière est toujours utilisée par les artistes d’aujourd’hui.

Le premier faïencier de Malicorne, le Tourangeau Jean Loiseau, s’installe en 1747 dans une ancienne auberge qui avait pour enseigne Le Plat d’étain. Son activité prospère et déclenche des vocations chez certains ouvriers qui vont, à leur tour, créer des faïenceries comme Guillaume Rabigot et son fils Victor, pour la faïencerie du Bourg Joly, ou encore Alexandre Vallée avec la faïencerie du Prieuré. La production est principalement utilitaire avec les grès destinés à la cuisine ou à l’hygiène. 

À la fin du 19e siècle, l'émergence de certains produits dans l'alimentaire comme le fer émaillée, le verre ou encore le plastique, vont mettre à mal la production malicornaise. Les artisans se tournèrent vers des créations artistiques et raffinées grâce notamment à André Arondel et Léon Pouplard. Ils vont introduire des dessineries et faire venir des peintres et modeleurs de plusieurs endroits de France étant aptes à copier les décors d'autres faïenceries comme Nevers, Rouen, le décor breton, celui de Marseilles, Strasbourg ou encore Moustiers.

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Fanny Alloing

Malicorne n’est en fait pas le théâtre de la création d’un style ou d’une technique particulière, mais s’est appuyée sur les décors déjà renommés. La faïence de Malicorne est en fait un panorama de la céramique française depuis le 18e siècle.On attribue tout de même à Malicorne une faïence décorée de vives couleurs sur un fond ocre jaune. On associe très souvent les faïences ajourées à Malicorne ; pourtant, dès le 18e siècle, Marseille ou Niderviller réalisaient déjà des faïences délicatement ajourées et au 19e siècle, la technique fut reprise par les porcelainiers. Commencée dans la seconde moitié du 19e siècle, cette pratique s’est vraiment développée après les années 1920 avec Paul Lecomte et Émile Tessier.

 

Aujourd’hui le Musée de la Faïence et de la Céramique de Malicorne met en valeur cette production locale. Sa qualité de présentation et l’importance de cette histoire locale ont mené l’espace à devenir Musée de France. Cet héritage se perpétue grâce à la Faïencerie d’art de Malicorne et celle du Bourg-Joly.

5. Respirer deux fois - 45cm - 900€.jpg

Tidru

La terre est une matière qui a longtemps été délaissée et qui maintenant réintéresse fortement les artistes de notre temps. Les finis très variés, les couleurs des argiles, les cuissons, tout ceci concourt à la grande versatilité de la céramique. À Cette occasion, le centre d'art FIAA invite sept artistes contemporains à présenter leurs œuvres dans cette exposition "Céramiques". 

Tidru est un artiste autodidacte né en 1986 à Saint-Étienne. Il dit : " Mon travail sert de support pour m’aider à comprendre le processus de discernement de l’Autre".

Fanny Alloing, professeur d’arts plastiques aux Ateliers de la Gobinière et à l’École de Design de Nantes, capture les instants partagés avec ses modèles dans ses bandages de plâtre et ses empreintes en terre oxydée. 

Pierre Amourette crée des personnages souvent ambivalents qui ne laissent pas indifférents. Une part importante de sa production porte sur la maternité, mais il crée également des jarres, assiettes, plats et parfois des animaux. Pour lui « ce n’est pas l’objet en lui-même qui est intéressant mais la mémoire d’un moment qu’il véhicule ».

Anaïs Lefeuvre explique : " cette matière répond entièrement à ma recherche de poésie que je souhaite offrir dans le quotidien de la vie et dans les intérieurs des maisons sous forme de bijoux, vases, luminaires, tableaux...

Monica Mariniello, née à Sienne en Toscane, s'étonne de la diversité des visages grâce à quelques éléments : deux yeux, un nez et une bouche. Elle observe les gens, les dessine et retranscrit cette sensation, ce moment de la rencontre. 

Roger Blaquière fut Grand Prix de Rome en 1963. Cet artiste local crée des personnages mythologiques, des idoles, des villes, tout un univers imaginaire comme sorti de fouilles archéologiques. 

Charlotte de Maupeou a son atelier à Courdemanches. Elle a un rapport très spontané à la peinture et son travail se caractérise par un geste vif et déterminé. Elle orne des pièces de vaisselle de portraits ou encore d'animaux. 

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Tarif

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Anaïs Lefeuvre