Association IFIAA

12/14 place d'Alger

72 000 LE MANS

06 83 27 72 83

Lucien RUIMY, Président et commissaire artistique contact@lucienruimy.com

Sarah EDDOHA, Administratrice

eddoha.sarah@gmail.com

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LES COLLECTIONS

Le centre d'art actuel FIAA abritera les œuvres issues de 3 collections. 

La collection de Lucien Ruimy

La collection de Lucien Ruimy est le point de départ de ce projet. Au cours des 26 années de Puls’Art, le Président de l’association a amassé un nombre important de pièces par le troc ou le don. Cette collection rassemble des artistes régionaux, nationaux et internationaux que Lucien Ruimy souhaite aujourd’hui ouvrir au public. Un inventaire a été effectué en mars 2016 afin d'en connaître l’état, que ce soit qualitativement et quantitativement. Cet ensemble continue d'être augmenté de nouvelles acquisitions. La collection totalise plus de 200 oeuvres 

Sabhan Adam est un artiste d’origine syrienne qui a exposé dans une vingtaine de pays et notamment durant la célèbre biennale de Venise en Italie. Il crée des portraits étranges, le plus souvent d’hommes, déformés aux multiples yeux ou aux doigts tordus qui pointent derrière ces visages. Les dessins sont rehaussés de couleurs amboyantes contrairement à celui de la collection de Lucien Ruimy uniquement fait de noir sur un papier kraft brin. Son intérêt très tôt pour la poésie et la philosophie l’a mené à interpréter ces personnages monstrueux de prime abord puis, l’on découvre une pointe d’humour presque sarcastique dans ce combat entre la lumière et les ténèbres. Une de ses oeuvres a d’ailleurs fait l’objet d’un achat par le Ministère de la Culture en 2007. Aujourd’hui, il est installé à Damas dans son pays de naissance et inonde le monde des arts plastiques principalement au Moyen-Orient, en France et aux États-Unis. 

Guy Ferrer est un artiste français qui s’exerce a de nombreuses disciplines comme la sculpture, la peinture ainsi que l’architecture et les installations. La collection de Lucien Ruimy comporte un dessin de 1999 représentant un corps humain recroquevillé et décharné, serrant ses poings vers son visage peint d’une couleur sombre et révélant un orbite vide de tout regard.

Guy Ferrer aime à représenter le passage de l’homme et son rapport au temps. L’artiste, lui-même hanté par des angoisses, cherche à atteindre dans ses oeuvres cet instant qui mêle la présence physique et le surgissement d’une spiritualité.

Gérard Xuriguera écrit de lui dans une monographie qu’ « Ici, la présence elliptique et insistante de l’homme, dont il ne reste, généralement, que les contours menaçants de l’ombre étirée, ramassée, ou la face douloureuse et anonyme, inscrits sur des étendues de matières nement travaillées, est l’enjeu primordial d’une quête sans n, où se conjuguent le sens de l’existence du peintre et la nalité de son art ». Guy Ferrer expose principalement en France mais a déjà attisé les curiosités de galeries en Chine, au Japon, aux Émirats arabes unis, en Amérique du sud, aux États-Unis, etc.

Passons maintenant à la présentation d’un artiste à la création originale : Bernard Pras. De formation académique aux Beaux-Arts de Toulouse, il devient professeur de l’Éducation nationale jusque dans les années 80. C’est ensuite qu’il développe son propre cheminement artistique et s’arrête, depuis presque 20 ans, sur la pratique de l’installation. C’est grâce au principe de l’anamorphose que Bernard Pras crée des reproductions d’œuvres majeures de l’histoire de l’art en 3 dimensions. Il récupère des objets trouvés ou achetés ça et là qu’il assemble ensuite. Le montage de l’installation est laborieux car l’artiste en compose une partie sur le moment et af ne l’installation par la prise de photographies. Les spectateurs ne peuvent admirer l’œuvre que grâce à un appareil sur pied placé à l’endroit stratégique où l’œuvre prend un aspect plane et se révèle. C’est par le biais de la photographie que ces agencements pêle-mêle prennent forme. La collection de Lucien Ruimy possède une interprétation, par cet artiste français, de la célèbre photographie d’Albert Einstein tirant la langue. Son art a traversé les frontières vers l’Afrique, le Brésil ou encore l’Europe de l’est.

La peintre Charlotte de Maupeou, aujourd’hui installée en Sarthe, exerce depuis 20 ans son art et a déjà été très proli que. Elle suit des études aux Beaux-Arts de Paris ou encore au Royal College de Londres. Elle est très vite remarquée car elle expose à New York 3 ans après le début de ses études parisiennes. Charlotte de Maupeou a jusqu’ici présenté son travail à travers 8 pays dont la France, les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore l’Espagne, l’Allemagne et le Maroc. Au début des années 2000, elle obtient la bourse de la Casa Vélasquez et se découvre une af nité avec les grands maîtres espagnols. Elle réinterprète ces œuvres majeures à sa façon. Charlotte de Maupeou s’attaque alors à l’ensemble des grands maîtres de la peinture notamment Eugène Delacroix. La collection de Lucien Ruimy présente une de ces œuvres. Ce qui l’intéresse est de comprendre comment ces grands artistes, qui appartiennent désormais à l’histoire de l’art, auraient peints au XXIe siècle, avec nos pensées de société, nos avancées technologiques ou encore les possibilités artistiques actuelles. Elle peint sur de grands formats et engage son corps durant la réalisation comme avec la présence de traces de pas sur la toile. 

La collection de la Ville du Mans

La Ville du Mans possède une collection d’œuvres contemporaines qui dort dans les réserves. En effet, il n’y a pas de lieu pour exposer cette collection au public car les musées et salles de la ville sont déjà très pris. La collection comporte environ 230 pièces et une centaine proviennent d’artistes ayant exposé dans le cadre des nombreux Puls’Art. Cet ensemble viendrait compléter ce que la collection de Lucien Ruimy donne à voir. 

La collection de l'entreprise Lefranc&Bourgeois

Le projet du centre d’art est aussi l’occasion de créer une synergie entre la collection de Lucien Ruimy et celle de Lefranc&Bourgeois. Cette entreprise implantée au Mans depuis 50 ans exerce dans la fabrication de couleurs. L’histoire de Lefranc&Bourgeois débute en 1720 et n’a cessé depuis de collaborer avec des artistes majeurs comme Millet, Picasso ou encore Dubuffet. L’entreprise entretient des rapports étroits avec la communauté artistique. C’est pour elle le moyen de répondre aux besoins des créateurs, le cœur de cible de la fabrique. Ils ont mis en place plusieurs actions de conseil, de collaboration et de mécénat ainsi que la création dans les années 90 des Trophées de la Couleur qui récompensaient des artistes. Lefranc&Bourgeois est partenaire de Puls’Art depuis le début. Ils ont amassé aujourd’hui une cinquantaine œuvres issues de rencontres artistiques au sein de Puls’Art et de leurs relations.

Ces œuvres font partie du patrimoine de l’entreprise et la volonté est aussi de l’ouvrir au public. Les règles de sécurité et l’agencement de l’usine ne permettent pas aujourd’hui d’ouvrir le site à un large public. Le FIAA est aussi l’occasion pour Lefranc&Bourgeois de trouver un lieu de présentation de leur collection d’art contemporain. Ainsi, le centre d’art sera riche d’une autre collection dont l’art exposé restera homogène.